Method Feeder VS Grande Canne

 

 

 

TOMBEE : Merci Fred de me laisser la plume pour un bout de reportage…

Avec mon ami Madfred, voilà bien longtemps que nous n’avions pêché ensemble.
La météo, nos obligations personnelles, professionnelles ne nous ont pas éloignées de notre passion puisque nous avons pratiqué chacun régulièrement  mais il était difficile de trouver des créneaux communs ses derniers mois..
C’est donc avec grand plaisir que nous nous donnons rendez-vous chez Aquapêche ou nous attends le troisième larron de la Team, Jérôme,   qui ne pourras malheureusement pas nous accompagner (il faut bien faire tourner la boutique !!)
Quelques emplettes, un  bon café et nous voilà parti pour un petit plan d’eau privé bien sympathique..
La veille quelques commentaires sur Facebook nous donnent une orientation pour la pêche du jour avec un petit brin de compétition, mais toujours dans la bonne humeur…


Le temps de s’équiper et  on s’installe

 

 

 

 

Et, vous l’aurez compris, j’opte pour le method feeder, technique à laquelle m’a initié mon compère.

Rassurez-vous, les bips ne sont là que pour reposer la canne. On reste dans les standards aujourd’hui.

On découvre le poste : Quelques roseaux surplombants, 80 cm d’eau dès le bord grace au traverses de chemin de fer, l’objectif : 30 cm de la bordure

Et voici l'assortiment du jour...

 

J’en profiterai pour essayer mes nouveaux methods in-line de chez Korum, aujourd’hui, un taille L en 30gr pour une pêche a 25m, j’aurais préféré un 15gr vu le peu de profondeur malheureusement ce grammage ne fait pas partie de la gamme, mais je m’en accommoderai.

 

Je ne reviendrai pas sur le montage du method, maintes fois expliqué sur Madfred Angling , je précise simplement, bas de ligne Colmic X5000 en 18.5°/°° Hameçon MWG en 14, un cheveu d’un centimètre et un bait bander.

 

Une belle moyenne de poids pour les carpes du plan d’eau me pousse vers ma canne feeder de prédilection.

 

L’amorce Swim Stim de Dynamites Baits aussi, reste une de mes préférées ; très polyvalente sur toutes les conditions que j’ai pu rencontrer je l’ai longtemps utilisée pure, j’essaie aujourd’hui de lui adjoindre quelques gouttes de CSL afin d’homogénéiser  avec mon esche principale, à savoir l’éternel aimant à carpes, le bien-nommé  « MAÏS » que je boosterai avec ce même additif.

L’assortiment de pellets restera une alternative au cas où les carpes bouderaient le maïs, ce dont je doute fort.

Attention, même au method, le tamisage est de rigueur, votre amorce sera d’autant plus homogène diffusera aux mieux ses arômes et pas de pertes en vol à cause des grumeaux.

Le bait bander permet de proposer plusieurs types d’esches.

L’anneau permet d’emprisonner des pellets de toutes sortes, du baby corn, mais il m’est arrivé aussi de bloquer un terreau sur le cheveu (si si !!). Cela évite de le perdre sur les hameçons sans ardillon que j’utilise systématiquement . 

Une de mes méthodes d’eschage préférée est la suivante, les photos parlent d’elles-mêmes :

 

En quelques mots :  Simple, Discret, Efficace 

 

Revenons sur la présentation, le remplissage du method se fait comme avec les Preston classiques, sortis il y a quelques saisons à présent,

 

Quelques lancersd’amorçage bien placés et nous voilà en action...

 

A peine 5 minutes après la première dépose   et…….. pendu !!

Les carpes étant habituées au calme et à la pêche à la canne.  1 dizaine de ploufs du method de 30 grammes pour le sondage et l’amorçage auraient sans doute dû les éloigner un certain temps. Mais cela ne semble pas le cas, preuve de l’efficacité de l’amorce qui est , selon moi, l’élément majeur au method feeder. 

Une magnifique commune piquée bien comme il faut !!!

 

 

 

 

Suivi d’une belle miroir combative à souhait !!!   

J’ai donc opté ce jour pour une pêche relativement statique avec des relances toutes le 15-20min lorsque je n’avais pas de touches.  Mais celles-ci étaient vraiment régulières. Le montage est vraiment sélectif puisque je n’ai touché que des carpes même en eschant  quelques asticots ou des morceaux de terreau.

Malgré la météo maussade, cette belle journée de pêche entre potes aura été une fois de plus riche en enseignements et un vrai plaisir. Je ne me suis donc pas arrêté là mais je laisse la plume à Madfred pour sa pêche et la conclusion.. 

Je ne peux que le remercier encore pour m’avoir proposé cette publication et surtout pour tous ces bons conseils dont il n’est jamais avare quand il s’agit de notre passion à tous !!

Grâce à lui ma pêche a considérablement évoluée ces 2 dernières saisons…

 

Comme vient de le dire Tom, les moments passés ensemble au bord de l’eau sont devenus assez rares en cette fin de saison, mais c’est pour repartir de plus belle. L’idée du reportage du jour est de montrer qu’en conditions hivernales, l’approche est mille fois différente de ce que nous pouvons faire à la belle saison.

J’avais donc choisi avec Tom de réaliser un duel en temps réel, lui au méthod feeder, et moi à la grande canne. En toute logiguq,e je devais piquer plus de poissons que lui, mais plus petits, comme bien souvent à la canne, surtout en ayant une approche en matière d’esches vraiment différente.

Tom étant assez limité avec son méthod feeder, il se devait d’utiliser de la farine ou des pellets compressés. Je lui laisse donc utiliser de la farine, tandis que pour moi la table sera à base de pellets, d’asticots que j’utilise de plus en plus en hiver, de maïs doux et de vers de terreaux. On est ici sur des esches qui sont de grands classiques pour la pêche de la carpe au coup, et ce depuis des années. Ce sont mêmes les esches avec lesquelles j’ai commencé à les pêcher aux alentours de la fin 2003. 

 

 

Je ne suis pas un grand adepte des pellets gras en hiver, surtout en gros diamètre. La grande différence entre des pellets et des farines demeurent dans la diffusion des divers attractants et arômes , surtout dans les eaux froides hivernales, comme aujourd’hui à maximum 7°. Mon choix se porte donc sur des pellets de 3mm au parfum Blood and Hemp, soit ver de vase et chènevis, que je boosterai un maximum avec un liquide du même arôme et de la même gamme que ces pellets. 

Ces pellets bien que gavés d’origine d’un grand nombre d’attractants en tous genres demeurent assez secs, et sont finalement très intéressants car ils s’imprègnent allègrement des divers arômes liquides dont on peut les enrober, bien à cœur. Je reste classique et ne réalise pas de changement radical d’arôme et reste « ton sur ton ».

 

Voici les pellets bien imprégnés, je n’ai pas hésité sur les quantités d’arôme ajoutés, surtout que je compte finalement utiliser peu en amorçage au départ, mais avec un rappel assez actif, en frondage  ou à la coupelle de scion.

 

La table est donc dressée.

 

 

 

Pour les lignes employées, je reste très classique, avec des plombées groupées et un plomb intermédiaire, pour chaque montage. De haut en bas, un Mad Xpander  en 0.4gr , un Mad Diam en 0.4gr, un Malman en 4 x 9 et un NG pencil power en 0.3gr.

 

Que des flotteurs faits mains, vous savez sans doute ma véritable passion pour les flotteurs,  J’ai volontairement porté mes choix pour des flotteurs assez effilés mais stables, qui permettent de bons aguichages, basant ma pêche sur l’opposé de Tom, en étant très actif malgré la saison. Toutes mes lignes en 0.16mm Colmic X5000, hameçon KORUM Power spécimen ou KAMASAN B911 en 18 ou 20, petites tailles obliges au vus des esches et de le saison !

 

Je construirai deux coups, un sur ma droite, à 13m, contre la berge et un autre droit devant, en pleines eaux, où l’eau est la plus profonde, à 13m également.

Devant moi , j’amorce un peu plus qu’à ma droite, avec ces pellets et quelques maïs. A droite, asticots purs.

Malgré une approche active, j’utiliserai la barre d’amorçage pour poser la canne et je prends soin de bine amorcer précis, là où la ligne pêchera. Ma pêche peut enfin commencer, simultanément avec Tom qui vient de finir de lancer ses quelques methods d’amorçage.

Je reste assez prudent sur mes rappels, pour le moment, ne frondant que quelques pellets , une vingtaine toutes les 10 minutes pour l’instant et une coupelle de scion d’asticots toutes les 15 minutes. L’attente est assez longue et Tom a déjà piqué sa première carpe depuis longtemps. Quand enfin le flotteur s’enfonce, sur mon coup de droite , j’ai affaire à un sous-marin qui me démolit le 16/100 en 20 secondes…

 

 

 

Arf…..premier poisson rapidement perdu…

 


Quand Tom pique sa seconde carpe, ma première n’est toujours pas là, et arrivera après la 3ème de mon compère…. 

 

 

Malgré ce magnifique poisson, je ne recolle toujours pas Thomas …mais bon, on va s’accrocher…

La pêche se durcit pour moi et les touches deviennent quasi inexistantes, ne piquant plus que quelques gardons suicidaires et quelques carassins…

Le résultat est sans appel, Thomas a eu des touches peu nombreuses mais régulières, arrivant à prendre 7 carpes, avec une magnifique bourriche, tandis que je ne sauverai la mise qu’avec un dernier poisson d’à peine 3 ou 4 kilos…

Le résultat est sans appel, et pourtant... 

Le résultat est sans appel, et pourtant j’avais pensé que la canne aurait été un peu plus productive. J’avais annoncé  à Tombee que j’allais prendre plus de poissons que lui,mais d’un poids bien inférieur…

Je me suis mis le doigt dans l’œil, mais au final le résultat est logique. Le poisson a mieux répondu sur de l’amorce, il a préféré rester au calme entre les « lancers » et mordre après de très légers aguichages. J’ai déjà écrit à maintes reprises que le méthod était une technique démoniaque, alors….Messieurs les propriétaires d’étangs, faites moi plaisir et ouvrez en plus grand nombre vos berges au feedermen !!!!

Bravo mon Tombee !

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 23/11/2012

<SONUBAITS