durenne

 

 

 

 

Mercredi  29 octobre 2008, le jour se lève sur Sorle le Château. Une journée d’automne comme une autre en Belgique où les gens se lèvent pour aller travailler. Une journée qui commence sous 0°…..

 

 

Peu avant 08h00, il fait -2°. La campagne se réveille sous un soleil qui pointe son nez dans un ciel bleu, vous savez, cette jolie couleur qui vous donne le sourire, ces matins froids mais secs, qui annoncent une magnifique journée.

Aujourd’hui, nous partons pour Saint Sauveur, à une heure de route, pour le carpodrome de la Durenne. Je vais rejoindre la bas Luc, le patron des lieux, qui nous fait le plaisir de nous accueillir en semaine alors que le plan d’eau est normalement fermé. Cela fait des lustres que je n’ai pas été là bas, pas depuis un peu avant mon départ du Nord, il y a un peu plus d’un an. Ce carpodrome que j’ai pas mal fréquenté et où j’ai passé des journées magnifiques, entre potes, à se tirer la bourre sur des carpes pas si faciles que cela à attraper.

L’itinéraire n’est pas bien difficile, et le GPS nous rend la vie facile.

Pendant cette heure de route, je me dis que j’ai de la chance d’être là, avec mes amis anglais, à passer de bonnes journées au bord de l’eau, apprenant une foule de choses. Jamais je n’ai passé une seule journée en leur compagnie, sans avoir appris énormément, sans avoir progressé. Je leur dois beaucoup et je me dis, que j’ai bien de la chance….

 

 

 

Le soleil monte sur les prés, il fend l’horizon là bas, au loin…

 

 

 

La matinée sera fraîche et j’espère de tout cœur que les carpes répondront présentes, pour cette journée de reportage. Généralement les coups de froids ne sont pas trop bons sur l’humeur des carpes et je suis quelque peu inquiet pour la pêche du jour.

 

Nous arrivons vers 9h15, le temps de faire les arrêts nécessaires pour la carburant, et déjà Réjou nous attend….

 

 

 

Ca fait un sacré bail que je n’ai pas vu mon frangin et c’est avec grand plaisir que je le revois.

 

 

 

Il fait tout juste 0° à présent, la surface de l’eau « fume » sous les premiers rayons de soleil qui commencent enfin à réchauffer la surface de l’eau. Peu d’activité, mais bon, rien n’est fait.

 

 

 

 Ca fait plaisir de revenir sur ses terres (en quelque sorte) et je sens un sourire béat gagner mes joues.

 

 

 

Mon pote le soleil commence à monter et l’on sent un peu la chaleur sur les joues.

 

 

 

J’adore ce plan d’eau, et le calme ce matin est  plaisant. D’habitude j’y allais pour les concours du Lundi, où pas mal de monde était présent, mais là, nous avons les deux étangs, rien que pour nous !!!

 

 

 

 Voilà mon poto Coin-Coin qui ne résiste pas aux pellets flottants. Encore un volatile que j’ai eu un jour au bout de la ligne.

 

 

 

 Philippe, Réjou et Pipet découvrent le plan d’eau, et sont agréablement surpris par les lieux.

 

 

 

Comme je leur avais expliqué, les berges sont constituées de plaques de béton, pour éviter qu’elles ne s’effritent, la terre étant assez meuble dans le coin. Il reste des roseaux par endroit, pour garder un peu un côté sauvage.

 

 

 

 

 

Christine, la patronne, nous appelle pour le café. « Bande de fous, au chaud, de suite !! »….Oui madame 

A noter que dans ce bar d’une centaine de mètres carrés, il est possible de consommer toutes sortes de boissons, c’est un vrai bar. Les tarifs sont vraiment attrayants, et lors des concours il est même possible de manger des grillades que Christine nous prépare sur le barbecue.

 

 

 

D’excellents sandwichs disponibles aux heures du midi à base de merguez, saucisse et filet de poulet.

 

 

 

Voici à présent notre ami Michel qui est de la partie. Pipet pour les intimes !!!

 

 

 

Philippe Hornain, qui passe la semaine avec nous dans les divers reportages.

 

 

 

Et petit Dave qui a déjà choisi sa place et qui commence déjà à déballer.

Dave, café d’abord !!!!

 

Nous passons quelques minutes au chaud, dans le bar, pour discuter un peu du plan de bataille de la journée, mais surtout pour se prendre un café bien chaud. Luc et Christine savent recevoir.

 

Une fois les techniques abordées, nous voilà sur les postes. Il fait un peu plus chaud et la température ne fera que remonter tout au long de la journée. Les gelées du matin disparaissent petit à petit, ce qui a pour don de décontracter un peu les visages un peu gelés et de nous faire espérer quelques carpes. J’ai peu pêché ce plan d’eau en hiver mais je sais que parfois cela peut être dur, en tout ca avec les approches que nous y pratiquons habituellement.

 

 

Dave a déballé son bordel…pardon, son matos et commencera au méthod feeder, au ras d’un émulseur se trouvant au milieu de l’étang, où les carpes viennent naturellement se réfugier, étant donné que la pêche au moulinet n’est autorisée qu’exceptionnellement aujourd’hui.

 

 

 

Petit Dave est déjà en action à la canne, et je me positionnerai  juste

à sa gauche, dans la partie la moins profonde de l’étang.

 

 

 

Je commencerai en bordure avec une ligne légère, dans l’espoir de commencer par des carassins, mais au bout de 20 minutes de pêche, je suis attelé par une carpe qui se décrochera rapidement. Sans doute harponnée et sur mon hameçon de 16, cela n’a pas duré 20 secondes…

Sur mon poste, il y a environ un mètre d’eau, mais la profondeur à portée de cannes n’excède pas 1.20m sur ce plan d’eau. 60 à 80 cm en bordure, ne pas négliger la pêche au ras des planches.

 

 

 

Pipet quant à lui, bougonne dans son coin et attend sa première touche.

 

 

 

Nous avons donc de gauche à droite : Pipet, Philippe, Dave, Ptit dave et moi-même.

 

Matthieu le fils de Luc, est dans l’autre étang, avec son pote.

 

 

 

La bordure ne donnant rien, je mets une bonne coupelle à 11 mètre et attend la touche. Peu de touches aujourd’hui, c’est rare et justement le jour de notre venue.

 

 

Dave a déjà deux carpes au méthod, mais le poisson semble rester au large, dans les parties les plus profondes du plan d’eau.

 

 

Petit Dave est comme moi, il attend la touche. Pas très encourageant pour un début de journée, les deux premières heures seront très difficiles et seul dave a pris du poisson.

 

 

D’habitude, dès les premières minutes, les touches et les carpes piquées se succèdent, mais nous n’avons pas cette chance. En été, les scores de 100 kilos ne sont pas rares et je suis un peu dépité par le début de matinée.

 

 

Matthieu passe nous voir, et David réfléchit au sujet qu’il voulait faire.

 

 

 

Dave persistera au méthod toute la matinée et piquera 3 poissons en tout, avec une moyenne de 5 kilos.

 

 

 

Quelques photos avec Vincent, le photographe…

 

 

 

La matinée se termine sur un score peu révélateur de la richesse du plan d’eau. La faible température semble avoir cloué le bec de nos amies.

Nous prenons quelques minutes pour aller casser la croûte grâce aux saucisses que nous a préparé Christine, sur les braises d’un barbecue qui nous réchauffera le corps et le cœur.

 

 

 

Matthieu nous annonce qu’il a fait quelques carpes, mais c’est très dur aujourd’hui et comme il connaît le plan d’eau comme sa poche (normal il est quasiment né ici !!!), cela sera assez difficile toute la journée.

 

 

 

Christine en profite pour se dégourdir un peu juste sur la terrasse du bar, là où d’habitude personne ne pêche.

Les carpes semblent se cantonner dans les nénuphars du petit étang.

 

 

 

 

 

Nous reprenons les hostilités en début d’aprèm,  Dave s’est mis à la grande canne.

 

Pour ma part, j’ai migré dans le petit étang, sur le Poste numéro 5, qui est souvent une très bonne place. Le petit étang se gagne assez souvent sur ce poste, lors des concours.

 

 

Matthieu est en face de moi, et il a quelques touches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il utilise une tête d’épuisette faite maison, très profonde. Beaucoup de pêcheurs qui pratiquent ce plan d’eau ont quelque chose d’équivalent. L’ouverture reste assez faible, mais la profondeur de la pêche permet d’y rentrer des poissons au-delà des 10 kilos, ce qui n’est pas très courant, mais cela arrive parfois.

 

 

 

Et notre Pipet pique un poisson avec une Freestyle de Garbo longue de 16 mètres !!! Il n’avait absolument rien amorcé à cette distance, et le poisson a pris l’esche isolée, ce qui prouve bien que les carpes ne sont pas beaucoup en appétit aujourd’hui ; D’habitude en été, il faut deux litres de granulés pour la journée pour tenir les poissons sur le poste. Je parlerai des limitations un peu plus tard dans cet article.

 

 

 

Il travaille le poisson canne basse tranquillement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Une belle carpe qui sera malheureusement la seule pour lui.

 

 

 

Sitôt la carpe à l’eau Réjou  pique la place de Philippe qui n’a plus guère d’illusion.

Cela démangeait notre ourson depuis ce matin.

 

 

 

Dave piquera encore 5 poissons à la canne ….Il a su trouver ce que personne d’entre nous n’a trouvé : il faut pêcher poissons après poisson (« fish after fish ») comme disent les anglais et amorcer très très peu, pour prendre une carpe, et recommencer pour la seconde. Pas plus de 20 micros pellet au Kinder sur le scion.

Nous avons fait l’erreur d’être trop confiants dans notre approche et dès la première coupelle chargée, nous avons tué notre pêche.

 

 

 

Petit Dave tentera la bordure mais dans cette partie peu profonde, aucun poisson ne montrera la queue.

 

 

 

Réjou ne trouvera pas non plus la solution.

 

 

 

Michel persiste mais c’est pour le fun…

 

 

 

Tant pis pour les carpes, le reportage est ficelé, David a fait son sujet.

 

 

 

J’aurais quand même piquée une carpe d’environ 4 kilos dans le petit étang l’après midi.

 

 

 

Voici à présent quelques photos des étangs de la Durenne.

 

 

On aperçoit ici les deux émulseurs du grand étang, qui servent à aérer un peu l’eau en été, quand il fait super  chaud. L’île, désaxée, est un véritable aimant à carpes par moment.

Les postes 11 (ici derrière l’île, juste  sa gauche) donne parfois de superbes bourriches de carassins, mais aussi de carpes  en pêchant à longueur de canne, contre l’île.

Le numéro 16 est l’autre poste juste à côté de la touffe d’herbe que l’on voit à droite de l’île. Il est assez régulier et les bons scores y sont courants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poste au pied de ces peupliers est extrêmement sympa à pêcher. Souvent, en concours, on assiste à des scores de fou en pêchant avec 13 mètres de canne au ras de la bordure, vers le coin. Une tenue naturelle des poissons sur ce plan d’eau.

 

 

 

C’est juste près du tuyau, au pied des roseaux que sont faits les cartons que je vous cite.

Mais cela n’est pas toujours vrai !!!

 

 

 

Le Saule pleureur de l’île est magnifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voici dans le coin du grand étang, lieu qui n’est pas pourvu de poste.

Peu de poisson présent et derrière l’île, on ne verrait pas ce qui se fait sur le reste de l’étang en concours.

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici le poste numéro 11. On voit que l’île est à portée de canne. C’est un poste intéressant où je suis tombé lors d’un concours, où nous pêchions en américaine. En pêchant à 6 sections en travers, j’avais piqué pas mal de brèmes sur un tapis de terre et fouillis (autorisé dans certaines limites), puis des carassins. Eric Vilcocq, qui pêchait avec moi, a piqué des carpes contre l’île. Mais attention, sur ce poste les départs sont explosifs, à cause de la configuration des lieux qui oblige les carpes à longer l’île avant d’essayer de prendre le large.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ici, il s’agit d’une réserve à poisson, avec quelques petites Koïs et de nombreuses carpes.

 

 

 

Le règlement de l’étang est très simple.

 

Premièrement le plan d’eau est ouvert les Samedis, Dimanches et Lundis avec la plupart des Lundis occupés par des concours.

Souvent, le Lundi, des manches de 6 à7H, les horaires selon la saison.

 

Il est interdit d’utiliser : des farines, du chènevis, du blé ou tout appat flottant (en surface).

On ne peut pas amorcer plus de 2 « places » à la fois sous entendu, deux coups.

Ne pas jeter les restes d’esches à l’eau en fin de concours.

De prendre le poisson avec un quelconque chiffon.

 

Les limitations : une boite de 300 grammes de mais doux

                        1 litre et demi de granulés par demi journée, et 3 litres par journée

                        ½ litre d’asticots par ½ journée, 1 litre par journée.

 

Les hameçons sans ardillons sont fortement conseillés, le tapis de réception également.

 

Tous les déchets des pêcheurs devront être emportés, le ramassage des poubelles ne se faisant que loin du bar, il vaut mieux aider Luc ainsi.

 

Concernant les cannes, 13 mètres maximum, avec une ligne maxi de 4mètres, tout compris.

Le moulinet n’est pas autorisé.

 

 

 

En fin de journée, le pote de Matthieu fera de jolis poissons sur le petit étang.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La journée fut magnifique d’amitié, mais pas de poisson. Les conditions furent difficiles et Luc confirme que nous aurions du venir il y a un mois, les concours du Lundi se gagnant en plus de 70-80 kilos. Mais bon, on ne choisit pas tout !!! Le coup de froid de la nuit a été sévère et ce fut une des premières nuits de gelée, et l’appétit des carpes en a dépendu plus que singulièrement.

Merci à Luc, Christine et Matthieu pour leur accueil, la journée fut vraiment sympa et instructive.

 

<SONUBAITS